Ce que dit le communiqué de la DGI
La Direction Générale des Impôts rappelle aux contribuables que la loi de finances pour l'année budgétaire 2026 a prévu l'application, à partir du 1er juillet 2026, du droit d'enregistrement supplémentaire de 2 % pour les actes portant mutation à titre onéreux :
- des biens immeubles ou des droits réels immobiliers dont le prix excède 300 000 dirhams ;
- ou des cessions de fonds de commerce.
Dans quels cas le droit de 2 % s'applique-t-il ?
Deux situations suffisent — l'une ou l'autre — à déclencher le droit supplémentaire :
- Défaut de mention dans l'acte : l'acte établi ne mentionne pas les modalités et les références de règlement utilisées ;
- Mode de paiement non traçable : le règlement du prix n'est pas effectué par chèque barré non endossable, effets de commerce, moyens magnétiques de paiement, virement bancaire, procédé électronique ou compensation.
| Mode de règlement | Traitement |
|---|---|
| Chèque barré non endossable, effets de commerce, moyens magnétiques, virement bancaire, procédé électronique, compensation | Admis — pas de droit supplémentaire, si l'acte mentionne les modalités et références de règlement |
| Espèces | + 2 % — droit supplémentaire sur la partie du prix payée en espèces |
Paiement mixte : le 2 % ne frappe que la partie en espèces
Précision importante du communiqué : lorsque le prix est réglé en partie en espèces et en partie par une modalité traçable, le droit supplémentaire de 2 % n'est appliqué que sur la partie payée en espèces.
Ce droit de 2 % s'ajoute aux droits d'enregistrement de droit commun applicables à l'opération (par exemple 4 % pour un bien à usage d'habitation). Il s'inscrit dans la politique de lutte contre les paiements en espèces et de traçabilité des transactions immobilières et commerciales.
Référence légale : article 133-I-III du Code Général des Impôts. Assistance DGI : SIMPL@tax.gov.ma · 05 37 27 37 27.
Les réflexes à adopter avant de signer
La check-list LEMBRA CONSEIL pour éviter le droit supplémentaire :